Comme un besoin de..d'aller chez le coiffeur cette semaine, de recevoir des messages
ou des appels très fréquents venant d'elle, de fumer dès que je me lève, de respirer
un bon coup avant de parler, d'être souvent avec elle, de tout remettre à plat encore une
fois, de voir Papou, de leur redonner le sourire, d'écouter Yann Tiersen & Tegan and Sara,
de me rendormir après que le réveil ait sonné, de serrer fort une peluche contre moi,
d'écrire, de passer un peu de temps avec Mamounne comme avant, de dire la
vérité, de te faire plaisir, d'acheter d'autre habits, de me muscler, de faire du théâtre,
de réussir mon année, de prendre un bain, d'être avec toi, de ranger ma chambre,
de ne plus avoir cours de littérature, de beau temps, de vacances, de bonheur...De toi!
C'était une image plus ou moins sobre de toi. Il y avait un mélange d'absolu et de vanité,
une inconstance vulgaire. Si le le corps est le tombeau de l'âme, étais tu le tombeau des
coeurs?! Il fesait presque noir dehors, la même obscurité que dedans. Une bière à la
main tu cherchais quelque chose à dire. Quelque chose à faire. Tu aurais aimé penser
que rien n'aller changer, que tu resterais à jamais jeune, illusionée et détraquée. Mais
demain, tout serais finit, eux, le lycée, même elle. Tu partira, tu finira tes bières sur un
trotoire identique, mais à des centaine de killomètres, avec d'autres. C'était triste. C'était
la vie, ta vie. Une musique atteignit ton tympan, c'était un cris, c'était des voix, c'était eux
qui t'apellaient. Un immence sourire t'explosa la tête, ta jeunesse n'était pas finit, et quoi
qu'il arrive elle continurait encore un moment. Dans un baiser fougeux tu fit la promesse
de revenir.